15 décembre, 2006

Photos d'un pélérinage bahá'í

shrine of the bábAu début du mois de novembre, j'ai reçu la grande bénédiction de pouvoir aller en pélérinage au Centre mondial bahá'í, à Haifa, en Israël. C'est donc dû en partie aux préparations pour ce voyage que vous n'avez rien lu de nouveau sur ce blog depuis un bout. Dès aujourd'hui, vous pouvez regarder les photos de mon pélérinage en ligne sur le merveilleux site flickr!

02 décembre, 2006

La discrimination envers les bahá'ís d'Égypte continue

LE CAIRE, Égypte - Il faut se rappeler que ce n'est pas seulement en Iran que les bahá'ís rencontrent de la discrimination à cause de leur religion. Les bahá'ís de l'Égypte souffrent depuis longtemps de l'impossibilité d'être reconnus comme citoyens de leur propre pays, tout à cause de leur religion. Lisez cet extrait d'un article trouvé grâce au site Nouvelles Internationales Bahá'íes:
La politique controversée du gouvernement égyptien, qui demande aux citoyens de mentionner leur religion sur la carte d’identité, tout en limitant le choix aux trois religions officielles, était le thème central d’un important symposium au Caire, en août 2006.

Cet événement a attiré une attention considérable sur la plainte des bahá’ís en Egypte, qui souffrent de la discrimination du gouvernement. Les bahá’ís se trouvent en effet forcés de mentir au sujet de leur appartenance religieuse ou de vivre sans carte d’identité, celle-ci étant cependant indispensable à l’accès à leurs droits de citoyen.

Organisé le 8 août 2006 par le Conseil national des droit de l’Homme (CNDH), une organisation consultative d’origine gouvernementale chargée de conseiller le gouvernement sur les questions relatives aux droits de l’Homme, le symposium a permis à une grande diversité de groupes de la société civile de témoigner, de même qu’à des organismes gouvernementaux et des ministères, ainsi qu’à la communauté bahá’íe d’Egypte.

« Les bahá'ís doivent actuellement mener un combat quotidien », a déclaré le Dr. Basma Moussa, représentante des bahá’ís, expliquant que sans carte d’identité valide, les bahá’ís ne pouvaient s’inscrire ni à l’école, ni à l’université, qu’ils ne pouvaient pas non plus adresser de requête pour leur service militaire, postuler pour un emploi, effectuer des transactions bancaires ou percevoir convenablement leur salaire.

Le Dr. Moussa a cependant ajouté que les accords internationaux, de même que le droit égyptien, garantissaient la liberté de religion et de croyance et que les questions administratives autour de la carte d’identité pouvaient être résolues facilement en adoptant des solutions alternatives, telles qu’une possibilité de non-réponse dans le champ d’identification de la religion ou en autorisant simplement un quatrième choix intitulé « autre ».

[...] La récente introduction d’un système de carte informatisée excluant toute identification religieuse à l’exception des trois religions officiellement reconnues a compliqué le problème pour les bahá’ís, qui pouvaient auparavant trouver certains agents administratifs coopératifs, acceptant de laisser le champ d’identification religieuse vierge sur l’ancien type de carte.

Non seulement les croyances des bahá’ís leur interdisent de mentir, mais le fait de fournir une fausse information sur un document officiel constitue un crime en Egypte. Ainsi, incapables moralement comme légalement de mentionner l’une des trois religions reconnues, les bahá’ís se voient empêchés d’obtenir de nouvelles cartes, et leur communauté est progressivement privée de tous les droits des citoyens.
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25 octobre, 2006

Défense des droits des bahá'ís d'Iran au parlement canadien

photo sur flickr.comOTTAWA, Canada - Plusieurs membres du parlement canadien se sont récemment levés pour exprimer leur inquiétude face aux récentes persécutions envers les baha'is d'Iran. Entre autres, ils se sont trouvés alarmés par la découverte d'une lettre confidentielle, maintenant rendue disponible au public, confirmant l'existence d'un programme systématique d'oppression et de persécution des baha'is de l'Iran. Parmi eux, Mme. Louise Thibault - déjà mentionnée ici - ainsi que le Sénateur Roméo Dallaire (lien en anglais), qui commanda la mission des Nations Unis au Rwanda durant le génocide de 1994. Un communiqué du Service canadien des nouvelles baha'ies (citée ci-bas) résume la reconnaissance de la communauté baha'ie:
Au moment de la rentrée parlementaire, les bahá’ís du Canada ont exprimé leur reconnaissance envers les députés qui ont manifesté de l’inquiétude après avoir été informés d’activités indiquant que le gouvernement iranien se prépare à intensifier sa persécution des bahá’ís en Iran.

À ce jour, environ 120 députés ont rencontré des représentants de communautés bahá’íes locales au Canada pour discuter des preuves qui montrent de façon de plus en plus flagrante que le gouvernement iranien est résolu à supprimer les droits de la communauté bahá’íe de son pays.

En juin, à la fin de la première session du Parlement, quatre députés s’étaient personnellement exprimés en faveur des bahá’ís d’Iran, dont un qui a déposé une motion d’initiative parlementaire demandant explicitement à la communauté internationale de convaincre le gouvernement iranien de cesser toute discrimination envers les bahá’ís.

« Les bahá’ís ont été opprimés uniquement à cause de l'intolérance religieuse. Leurs positions progressistes sur la condition féminine et sur l'éducation ont particulièrement suscité la colère des imams », a déclaré en juin le député Bryon Wilfert à la Chambre des communes.

« Les constantes de l’action des autorités iraniennes sont menaçantes », a-t-il ajouté. « Il est essentiel que le Canada joue un rôle dans la promotion des droits de la personne en faveur des bahá’ís partout dans le monde. »

M. Keith Martin et Mme Louise Thibault sont les deux autres députés qui ont parlé de la violation des droits de l’homme dont sont victimes les bahá’ís d’Iran. Mme Alexa McDonough a présenté une motion d’initiative parlementaire exhortant le Canada à jouer un rôle majeur pour convaincre le gouvernement iranien de mettre fin à la discrimination contre les minorités religieuses de son pays.
Lire le communiqué au complet.

Bahá’ís et autochtones se lient d’amitié grâce au soccer

junior youth powerKINGCOME INLET, Colombie-Brittanique, Canada - C'est reconnu, les peuples du monde adorent le "foot". Qu'on l'appelle "soccer" ou "football" ou quoi que ce soit, c'est le sport le plus répandu à travers le monde, et certes le plus populaire. Deux groupes, l'un de jeunes baha'is et l'autre de jeunes autochtones, ont utilisé le "foot" comme un point rassembleur pour unifier leurs deux communautés et créér des liens durables d'amitié. Tiré d'un article du Service canadien des nouvelles baha'ies:
Maintenant que la fièvre de la Coupe du monde est retombée dans les foyers partout au Canada, un tournoi de soccer, animé par l’amitié, la solidarité communautaire et la rencontre des cultures a galvanisé les communautés bahá’íes et celles des Premières Nations, sur la côte Ouest.

L’équipe de soccer Twin Arrows, formée de jeunes bahá’ís de Victoria, de Nanaimo et de Vancouver en Colombie-Britannique, vient de conclure sa cinquième saison dans une ligue de soccer dont toutes les autres équipes sont composées de joueurs des Premières Nations.

En 2002, la ligue avait invité les bahá’ís à participer au tournoi, et depuis, ces derniers se sont bien intégrés dans une organisation qui accorde autant d’importance à l’esprit communautaire qu’à un sport à haute énergie.

La fin de semaine des 12 et 13 août 2006 a vu la conclusion d’une série de matches aller-retour entre les bahá’ís et les joueurs de la Première Nation des Musgamagws. Le tournoi, surnommé la Coupe Musgamagw, est né de l’initiative des bahá’ís qui ont voulu honorer de cette façon les liens d’amitié qui se sont formés au cours des années entre eux et plusieurs des familles musgamagws de Kingcome Inlet et de l’île Gilford, en face de l’île de Vancouver.
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12 octobre, 2006

Journée nationale baha'ie en Jamaïque

Journée nationale baha'ie en JamaïqueKINGSTON, Jamaïque - Le site Nouvelles Internationales Baha'ies nous apporte aujourd'hui l'histoire captivante des baha'is de Jamaïque, qui, par proclamation officielle en 2003, ont reçu l'honneur d'avoir une journée de cette année désignée pour la célébration de leur Foi: la "journée nationale baha'ie"... mais ils se sont retrouvés surpris quand, l'année prochaine, ils furent invités à la célébrer de nouveau! Paraît-il qu'en Jamaïque, les proclamations ne s'oublient pas... lisez l'extrait:
Quand le gouverneur général jamaïcain, Sir Howard Cook, a proclamé, il y a trois ans, une journée nationale bahá'íe pour cette île tropicale des Caraïbes, la communauté ne s’imaginait pas que cela deviendrait un évènement annuel.

Proclamée en 2003 pour fêter les 60 ans de l’établissement de la foi bahá'íe en Jamaïque, la journée nationale bahá'íe a aussi été célébrée en 2004 et c’est alors que les bahá'ís ont réalisé que lorsqu’une telle proclamation est faite, elle devient un aspect permanent de l’île. « C’est comme ça que nous avons commencé à organiser des célébrations pour le “jour bahá'í” tous les 25 juillet », nous dit Linda Roche, secrétaire de la communauté bahá'íe de Jamaïque.

Cet évènement est devenu une fête pour les 21 communautés locales du pays, mais aussi pour les chefs religieux et les personnalités politiques qui se joignent à elles.

Cette année, la journée bahá'íe commençait par un “petit-déjeuner du jour bahá'í”, sponsorisé par l’Assemblée spirituelle nationale. Les représentants des différentes communautés religieuses et membres du conseil inter-religieux sont venus, il y avait des musulmans, des chrétiens, des bouddhistes et des hindous, ainsi que le maire de Kingston et des journalistes.

[...] « Nous avons toujours été dépendants des églises traditionnelles pour créer les bases du respect moral et de la tolérance sociale », a dit le maire, Desmond McKenzie. « Cependant, il semblerait que les églises traditionnelles aient perdu leur influence quand on touche aux questions de moralité, a continué Mr McKenzie qui n’est pas bahá'í. Et comme les politiciens ne sont pas considérés comme les garants de l’autorité morale, c’est vers les nouvelles églises et les nouvelles religions, comme la foi bahá'íe, et leurs nouvelles approches de la moralité que nous devons nous tourner.

« La mission divine de Bahá'u'lláh est de permettre une régénération spirituelle et l’unité de l’humanité, deux aspects qui permettraient d’arriver à une paix mondiale permanente et à l’établissement du royaume de Dieu sur terre, ajoute-il. La ville de Kingston accueille la communauté bahá'íe à bras ouverts car elle partage votre désir de paix et d’unité. »
Lisez l'article au complet.

01 octobre, 2006

...Leurs mains parleront pour eux...

Il appartient à chacun de vous de manifester les attributs de Dieu et de démontrer par vos actes et par vos paroles les signes de Sa justice, de Sa puissance et de Sa gloire. Même les membres de votre corps doivent témoigner de la noblesse de vos intentions, de l'intégrité de votre vie, de la réalité de votre foi et du caractère élevé de votre dévotion.

Car en vérité, je vous le dis, voici le jour dont Dieu parle ainsi dans son Livre: "en ce Jour, Je mettrai un sceau sur leurs lèvres ; mais leurs mains parleront pour eux, et leurs pieds porteront témoignage des choses qu'ils auront faites".

Le Bab, Épitre du Bab aux Lettres du vivant

26 septembre, 2006

André Brugiroux: 400 000 km autour du monde en stop

C’est donc sur le banc d’un parc anonyme de Vancouver, au Canada, qu’un beau dimanche soir du 25 mars 1969 je décidais de devenir baha’i.

Voilà quatorze ans que j’avais quitté la terre de mes ancêtres, la douce France, et que je cheminais de par le monde mû par un instinct qui m’assurait que ce que je faisais était juste. Une insatiable curiosité d’esprit me poussait inexorablement à aller découvrir ce qui se cachait derrière la colline, certes, mais pourquoi?

Les questions qui se faisaient de plus en plus pressantes au cours de mes derniers mois de bourlingue venaient enfin de trouver réponse dans les écrits de Baha’u’llah. Sans cette découverte bouleversante, mon tour du monde eût été futile. Ce soir-là, le puzzle était enfin assemblé. Ma vie prenait son sens. La joie m’envahissait.

J’avais trouvé la vérité!

Mais comment avais-je atterri dans ce parc de Vancouver, si loin de ma banlieue natale? . . .
André Brugiroux
Bloc-notes d'un enseignant itinérant

André Brugiroux, c'est un homme des plus nomades—quelqu'un qui a pris le voyage comme sa vocation et qui, depuis l'âge de dix-sept ans, parcourt le monde d'est en ouest, du sud au nord. Né en France, il se considère citoyen du monde, et, depuis ce soir à Vancouver en 1969, se considère baha'i. Son livre, La Terre N'est Qu'un Seul Pays, offre un récit extraordinaire de ses aventures faisant le tour du monde—400 000 km en 18 ans—en stop (c-à-d au pouce). Depuis l'année 2004, il n'y a aucun pays du monde qu'il n'a pas visité. J'ai eu la chance incroyable de le rencontrer lorsqu'il était de passage à Victoriaville, au Québec, il ya de ça quelques ans. C'est un homme passionné et passionnant, quelqu'un qui a beaucoup appris et qui continue à apprendre. Il y présenta une "ciné-conférence"—deux rouleaux de film Super 8 pris au long de son voyage, commenté de vive voix tout le long par l'auteur lui-même. Je vous le recommande en format DVD.

Son livre Bloc-notes d'un enseignant itinérant, plutôt ciblé envers la communauté baha'ie, raconte ses aventures en enseignant la Foi baha'ie à travers le monde. Pour tous ceux qui pensent faire du service en tant que pionnier ou enseignant itinérant, ou qui aiment lire les cas vécus des baha'is, ou bien même tous ceux qui cherchent de l'inspiration dans leurs propres efforts d'enseignement, c'est une lecture incontournable. Le texte du livre est nouvellement disponible en format électronique à la Médiathèque Bahá'íe... jetez-y un coup d'oeil!

17 septembre, 2006

Entrevue avec Dizzy Gillespie

C'est une journée tranquille aujourd'hui, donc j'en ai profité pour faire des petites recherche sur l'internet pour voir si je pourrais trouver des liens intéressants à ajouter au blog Jeunesse Baha'ie. Et voilà que j'ai trouvé de quoi - à propos du trompettiste Dizzy Gillespie. Né en 1917 et décédé en 1993, il s'agit de l'un des grands innovateurs de la musique jazz, et l'un des instigateurs du style "bebop". Mais saviez-vous qu'il était baha'i? Eh oui! Dans une entrevue datant de 1970 avec la revue Jazz Magazine, Dizzy parle de nombreux sujets, y compris son adhérence à la foi baha'ie. Jetez-y un coup d'oeil: peut-être y trouverez-vous un sujet pour vos travaux de classe... "Dizzy Gillespie: l'homme, sa musique, et sa religion".

13 septembre, 2006

Rapport de l’ONU sur le logement : confiscation de propriétés bahá’íes en Iran

GENÈVE, Suisse - Rattrapons-nous sur les nouvelles internationales...
Les Nations Unies affirment dans un rapport diffusé lors d’une conférence de presse tenue la semaine dernière que des Bahá’ís Iraniens sont soumis à des discriminations du droit au logement tels que « des confiscations abusives de propriétés ».

Selon Miloon Kothari, rapporteur spécial concernant les conditions de logement et auteur du rapport présenté à la presse ce 26 juin 2006, depuis 1980, au moins 640 propriétés Bahá’íes ont été saisies. « Il s’agit d’habitations et de terres agricoles ainsi que de lieux saints Bahá’ís tels que des cimetières et des tombeaux. On peut présumer que les propriétaires concernés n’ont reçu aucune information concernant les procédures de confiscation en cours et n‘y ont pas été associés. Ainsi, de nombreuses confiscations ont été réalisées par les Cours Révolutionnaires Iraniennes et certains des verdicts que j’ai pu examiner stipulent que ‘la confiscation des propriétés de la secte diabolique des Bahá’ís (était) légalement et religieusement justifiées’ » ajoute M. Kothari.

Dans les zones rurales, ces confiscations ont souvent été accompagnées de menaces et de violences physiques avant et au cours de ces expulsions forcées. Il précise qu’il est inquiet quant à l’évidente discrimination dont les biens Bahá’ís font l’objet, y compris les logements. Lors de la conférence de presse, il a assuré qu’il continuait de recevoir des rapports concernant la confiscation de terres appartenant à des Bahá’ís. Selon M. Kothari et la Voix de l’Amérique, ces deux dernières années, un grand nombre de Bahá’ís influents ou de personnes bien connues a été arrêté sans charge et libéré en échange d’une caution élevée. Et la seule manière dont ces personnes ont pu honorer cette caution a été de céder leurs propriétés en gage. Il s’agit, semble-t-il, d’une des méthodes d’expropriation utilisées par le gouvernement iranien à l’encontre des Bahá’ís.
Lisez le communiqué au complet.

04 septembre, 2006

O vous, peuples d'Occident...

junior youth power
O vous, peuples d'Occident, soyez bons envers ceux qui viennent des pays orientaux pour séjourner parmi vous. Oubliez votre formalisme quand vous conversez avec eux; ils n'y sont pas accoutumés. Cette attitude paraît froide et inamicale aux peuples d'Orient. Ayez plutôt une attitude de sympathie. Montrez-vous pénétrés d'un amour universel. Quand vous rencontrez un Persan ou quelqu'autre étranger, parlez-lui comme à un ami. S'il a l'air seul, tâchez de l'aider, offrez-lui spontanément vos services. S'il est triste, consolez-le; s'il est pauvre secourez-le; s'il est opprimé, délivrez-le; s'il est dans la détresse, réconfortez-le. En agissant ainsi, vous prouverez, non seulement en paroles mais en fait et en vérité, que vous considérez tous les hommes comme vos frères.

Abdu'l-Baha, Causeries d'Abdu'l-Baha a Paris, ch.1