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21 janvier, 2007

Roméo Dallaire, expert en génocide, exprime son inquiétude pour la communauté baha'ie d'Iran

http://www.ni-bahaies.org/article.php?num=285
OTTAWA, Canada - Le lieutenant-genéral Romeo Dallaire a publié un rapport appelant la communauté internationale à porter son attention aux persécutions du gouvernement iranien sur les bahá’ís de son pays.

Romeo Dallaire, un sénateur canadien et général à la retraite qui commandait la mission de l’ONU de maintien de la paix au Rwanda au moment du génocide, a publié un document annonçant que la communauté internationale devrait être prête à agir afin de protéger les bahá’ís iraniens contre de possibles atrocités. [...]

Le général Dallaire a souligné, comme étant la principale raison de son inquiétude, la récente découverte d’une lettre secrète du Quartier général du commandement militaire iranien aux services de renseignement, de l’armée, de la police et des gardes révolutionnaires, leur ordonnant d’établir des listes des bahá’ís iraniens et de les mettre sous surveillance.

« L’inventaire et le ciblage des citoyens, basés sur leurs croyances religieuses ou leurs origines raciales est le premier pas horrible vers des violences et des crimes systématiques contre l’humanité », a déclaré le général Dallaire. Le général Dallaire s’est aussi exprimé concernant une campagne des médias sponsorisée par un gouvernement contre les bahá’ís d’Iran.

« Mon expérience au Rwanda et de plusieurs autres conflits me dit que le monde ferait bien de porter une grande attention chaque fois que les médias d’un pays commencent à répandre une propagande haineuse contre un groupe particulier », a-t il dit.

Il a aussi fait remarquer qu’il y a eu une augmentation dans le nombre d’arrestations et de détentions arbitraires des bahá’ís d’Iran.

« Je suis profondément inquiet que les bahá’ís d’Iran soient maintenant spécifiquement pris pour cible par un régime qui a les moyens de mettre à exécution les plus méprisables des intentions », a dit le général Dallaire.
Lisez l'article au complet.

25 octobre, 2006

Défense des droits des bahá'ís d'Iran au parlement canadien

photo sur flickr.comOTTAWA, Canada - Plusieurs membres du parlement canadien se sont récemment levés pour exprimer leur inquiétude face aux récentes persécutions envers les baha'is d'Iran. Entre autres, ils se sont trouvés alarmés par la découverte d'une lettre confidentielle, maintenant rendue disponible au public, confirmant l'existence d'un programme systématique d'oppression et de persécution des baha'is de l'Iran. Parmi eux, Mme. Louise Thibault - déjà mentionnée ici - ainsi que le Sénateur Roméo Dallaire (lien en anglais), qui commanda la mission des Nations Unis au Rwanda durant le génocide de 1994. Un communiqué du Service canadien des nouvelles baha'ies (citée ci-bas) résume la reconnaissance de la communauté baha'ie:
Au moment de la rentrée parlementaire, les bahá’ís du Canada ont exprimé leur reconnaissance envers les députés qui ont manifesté de l’inquiétude après avoir été informés d’activités indiquant que le gouvernement iranien se prépare à intensifier sa persécution des bahá’ís en Iran.

À ce jour, environ 120 députés ont rencontré des représentants de communautés bahá’íes locales au Canada pour discuter des preuves qui montrent de façon de plus en plus flagrante que le gouvernement iranien est résolu à supprimer les droits de la communauté bahá’íe de son pays.

En juin, à la fin de la première session du Parlement, quatre députés s’étaient personnellement exprimés en faveur des bahá’ís d’Iran, dont un qui a déposé une motion d’initiative parlementaire demandant explicitement à la communauté internationale de convaincre le gouvernement iranien de cesser toute discrimination envers les bahá’ís.

« Les bahá’ís ont été opprimés uniquement à cause de l'intolérance religieuse. Leurs positions progressistes sur la condition féminine et sur l'éducation ont particulièrement suscité la colère des imams », a déclaré en juin le député Bryon Wilfert à la Chambre des communes.

« Les constantes de l’action des autorités iraniennes sont menaçantes », a-t-il ajouté. « Il est essentiel que le Canada joue un rôle dans la promotion des droits de la personne en faveur des bahá’ís partout dans le monde. »

M. Keith Martin et Mme Louise Thibault sont les deux autres députés qui ont parlé de la violation des droits de l’homme dont sont victimes les bahá’ís d’Iran. Mme Alexa McDonough a présenté une motion d’initiative parlementaire exhortant le Canada à jouer un rôle majeur pour convaincre le gouvernement iranien de mettre fin à la discrimination contre les minorités religieuses de son pays.
Lire le communiqué au complet.

13 septembre, 2006

Rapport de l’ONU sur le logement : confiscation de propriétés bahá’íes en Iran

GENÈVE, Suisse - Rattrapons-nous sur les nouvelles internationales...
Les Nations Unies affirment dans un rapport diffusé lors d’une conférence de presse tenue la semaine dernière que des Bahá’ís Iraniens sont soumis à des discriminations du droit au logement tels que « des confiscations abusives de propriétés ».

Selon Miloon Kothari, rapporteur spécial concernant les conditions de logement et auteur du rapport présenté à la presse ce 26 juin 2006, depuis 1980, au moins 640 propriétés Bahá’íes ont été saisies. « Il s’agit d’habitations et de terres agricoles ainsi que de lieux saints Bahá’ís tels que des cimetières et des tombeaux. On peut présumer que les propriétaires concernés n’ont reçu aucune information concernant les procédures de confiscation en cours et n‘y ont pas été associés. Ainsi, de nombreuses confiscations ont été réalisées par les Cours Révolutionnaires Iraniennes et certains des verdicts que j’ai pu examiner stipulent que ‘la confiscation des propriétés de la secte diabolique des Bahá’ís (était) légalement et religieusement justifiées’ » ajoute M. Kothari.

Dans les zones rurales, ces confiscations ont souvent été accompagnées de menaces et de violences physiques avant et au cours de ces expulsions forcées. Il précise qu’il est inquiet quant à l’évidente discrimination dont les biens Bahá’ís font l’objet, y compris les logements. Lors de la conférence de presse, il a assuré qu’il continuait de recevoir des rapports concernant la confiscation de terres appartenant à des Bahá’ís. Selon M. Kothari et la Voix de l’Amérique, ces deux dernières années, un grand nombre de Bahá’ís influents ou de personnes bien connues a été arrêté sans charge et libéré en échange d’une caution élevée. Et la seule manière dont ces personnes ont pu honorer cette caution a été de céder leurs propriétés en gage. Il s’agit, semble-t-il, d’une des méthodes d’expropriation utilisées par le gouvernement iranien à l’encontre des Bahá’ís.
Lisez le communiqué au complet.

30 juillet, 2006

Appel à la mobilisation contre la persécution des baha'is d'Iran

SHERBROOKE, Québec - Andréanne nous fait parvenir un article qui est paru dans le journal La Tribune de Sherbrooke, le samedi 15 avril 2006. L'article original a été numérisé et est disponible en format PDF; voici l'article transcrit.
Appel à la mobilisation contre la persécution des baha'is d'Iran

DENIS DUFRESNE
denis.dufresne@latribune.qc.ca

SHERBROOKE - Campagnes de presse diffamatoires, arrestations et harcèlement: la communauté baha'ie du Canada lance un appel à la mobilisation pour que cessent les persécutions contre les adeptes de cette religion en Iran.

"De tout temps, le clergé musulman a tenté d'étouffer cette religion avec une répression très dure. Malgré cela le mouvement s'est étendu et a même gagné l'Occident", explique Jean-Marc Bigonnesse, membre de la communauté baha'ie de Sherbrooke, qui compte quelques dizaines de membres.

Cette religion, fondée en Iran au XIXe siècle par Baha'u'llah, prône une foi universelle fondée sur le dépassement des différences raciales, religieuses et sociales.

Au cours du XXe siècle se sont succédé trois vagues de répression, en 1955, 1980 et 2004, avec l'arrivée au pouvoir du gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad.

"En 2005, une série d'articles diffamatoires ont été publiés dans le quotidien Kayhan, de Téhéran, avec l'objectif de provoquer des réactions dans le public", soutient M. Bigonnesse.

Nooshin, qui préfère taire sa véritable identité par crainte de représailles contre ses proches restés en Iran, a fui son pays il y a six ans avec sa famille. Elle affirme que la situation est devenue invivable pour les quelques 40 000 baha'is d'Iran[1].

"Mon père a perdu son emploi dans l'armée de l'air et a été emprisonné durant deux ans à cause de sa foi. Les jeunes baha'is ne peuvent fréquenter les universités et les enfants se font déranger à l'école. C'est comme si on n'avait pas le droit de vivre dans notre pays!" déplore-t-elle.

La rapporteure spéciale des Nations unies sur la liberté de religion et de croyance, Asma Jahangir, a dénoncé cette situation et demandé à l'ambassadeur d'Iran de s'expliquer.

Parallèlement, la communauté baha'ie du Canada, qui compte 30 000 membres dont 20 pour cent d'origine iranienne, a entrepris une campagne de sensibilisation auprès du public.

"Le gouvernement canadien a toujours été un leader dans la défense de la foi baha'ie", affirme Alexandre Badibanga, agent de projets et de stages au Carrefour de solidarité internationale et membre de la communauté baha'ie de Sherbrooke.

Au début des années 1980, dans la foulée de la révolution iranienne, le Canada avait contribué à ce que les problèmes des baha'is d'Iran soient portés à l'attention de l'ONU.

Et en 2005, il a soumis une résolution à l'Assemblée générale de l'ONU portant sur les persécutions des disciples de cette religion, qui a été adoptée par la majorité des pays membres. La communauté baha'ie de Sherbrooke organise le 22 avril une soirée culturelle et amicale au parc André-Viger pour célébrer la fête de Ridvan, "la déclaration universelle de la mission de Baha'u'llah, à Bagdad en 1863", souligne M. Badibanga.
[1]: D'après le site web des Baha'is de France, le nombre de baha'is vivant en Iran s'approche plûtot de 350 000. Il se peut que le nombre cité ici (40 000) soit une erreur typographique.

20 juillet, 2006

Persécution des baha'is mentionée au parlement canadien

OTTAWA, Ontario - C'est au cours du débat du 12 juin 2006 dans la chambre des communes du parlement canadien qu'on trouve mention de la persécution des baha'is d'Iran, apportée par la députée de la région de Rimouski, Louise Thibault. On peut non seulement lire le compte-rendu (citée ci-bas), mais on peut aussi visionner l'enregistrement de sa déclaration à la chambre.

Voici un extrait du compte-rendu de la session parlementaire du 12 juin:
La communauté baha'ie

Mme Louise Thibault (Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques, BQ): Monsieur le Président, la Déclaration universelle des droits de l'homme garantit à toute personne la liberté d'expression religieuse.

Les gens de la communauté baha'ie de ma circonscription, ainsi que ceux du Québec et du Canada, sont très préoccupés par les persécutions dont sont victimes les membres de la foi baha'ie qui habitent en République islamique d'Iran.

À ces persécutions s'ajoute la privation des droits les plus élémentaires, tels que la possibilité d'études supérieures pour les jeunes ou encore le droit à la propriété.

Les baha'is ne cherchent que l'unité du genre humain, l'égalité des hommes et des femmes, la réduction de l'écart entre riches et pauvres, et l'élimination des conflits raciaux, religieux ou sociaux. Pour ces actions, ils sont torturés, violés, tués, dépossédés.

Je demande que le gouvernement du Canada prenne les actions nécessaires afin que la communauté internationale condamne cette situation intolérable.
L'enregistrement vidéo est aussi disponible à partir du site web de Mme. Thibault.

01 juin, 2006

Conférence de presse à l'UQAR au sujet des bahá'ís de l'Iran

RIMOUSKI, Québec - Dans un récent numéro du bulletin de nouvelles de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), on trouve un article soulignant les efforts de la communauté bahá'íe de Rimouski à faire connaître les persécutions que vivent présentement les bahá'ís de l'Iran.
En Iran: Les Bahá'ís n'ont plus le droit d'aller à l'université

Des membres de la communauté bahá'íe de Rimouski ont donné une conférence de presse à l'UQAR, le 11 avril dernier, pour dénoncer l'intransigeance de plus en plus sévère du gouvernement iranien face aux fidèles de la religion bahá’íe dans ce pays.

"En Iran, les Bahá'ís n'ont même plus le droit d'aller à l'université", explique Mme Mahnaz Fozi, qui travaille pour Accueil et intégration BSL [Bas-Saint-Laurent]. "Pourtant, les Bahá'ís ont joué un rôle important dans le développement de l'éducation supérieure dans ce pays. Ils sont diffamés dans les journaux, persécutés physiquement, et on ne respecte pas leurs droits élémentaires."

"Nous lançons un appel à tous pour faire pression sur M. Ahmadinejat, le président de la république islamique d'Iran, ajoute Mme Francine Alary. Nous craignons un génocide culturel dans ce pays."

La foi bahá'íe est vouée à l'éducation, aux droits humains et à la paix dans le monde. Sans avoir recours aux armes ni à la violence, elle lutte contre la pauvreté et les préjugés. On compte 300 000 fidèles en Iran, pays où cette religion a été fondée. Elle est la deuxième religion du pays, après la foi musulmane. Au Canada, 30 000 personnes sont des adeptes de cette religion.
Lisez l'article d'origine.

28 avril, 2006

Inquiétude au congrès national des bahá'ís du Canada

TORONTO, Ontario - De toutes les choses qui retiennent l'attention des bahá'ís réunis pendant le festival de Ridván pour le congrès national annuel canadien à Toronto, celle qui les préoccupe le plus, c'est sûrement la situation de leurs frères et soeurs spirituels en Iran. Tiré d'un article publié par le Service canadien des nouvelles bahá'íes (SCNB):
La situation de leurs coreligionnaires en Iran inquiète les bahá'ís canadiens rassemblés pour leur congrès national

Des bahá’ís de partout au Canada se rassemblent vendredi matin à Toronto pour leur 57e congrès national annuel. Élus en tant que délégués d’une communauté comptant maintenant plus de 30 000 personnes au Canada, ils ouvriront le congrès en priant pour la sécurité de la communauté bahá'íe d’Iran, la minorité religieuse la plus nombreuse de ce pays.
Lisez l'article au complet.

19 avril, 2006

Situation des bahá'ís en Iran

PARIS, France - Vous cherchez à apprendre davantage sur la situation des bahá'ís en Iran? Rendez visite au site web des bahá'ís de France: vous y trouverez toute une gamme de ressources, y compris plusieurs communiqués et des fiches d'informations portant sur les attaques médiatiques envers les bahá'ís, la société anti-bahá'íe "Hojjatieh", ainsi que sur l'épuration culturelle menée par le Gouvernement iranien et la discrimination dont sont victimes les étudiants bahá’ís iraniens.

14 avril, 2006

Les Baha'is dénoncent leur fichage en Iran

PARIS, France - C'est au tour des baha'is de France d'exprimer leurs préoccupation face à la situation des baha'is de l'Iran, d'après une dépêche de l'Agence France-Presse.
(AFP) Les baha'is de France ont manifesté mardi leur inquiétude après le lancement en Iran d'une opération de recensement et de surveillance de leurs coreligionnaires dénoncée par une spécialiste des droits de l'Homme à l'ONU.

Dans un communiqué, les baha'is de France se disent "très inquiets pour la vie des 350.000 baha'is iraniens, la minorité religieuse non musulmane la plus nombreuse du pays". Ils soulignent que "l'établissement de ce fichier et le climat actuel rappellent les campagnes qui avaient annoncé les précédentes vagues de répression massive", notamment en 1955 et 1979.
Lisez la dépêche au complet.

Lisez le communiqué à l'origine de cette dépêche.

13 avril, 2006

Les bahá'ís du Québec lancent un appel à l’aide

QUÉBEC, Québec - On trouve un article sur la situation des bahá'ís d'Iran dans l'édition de dimanche dernier du journal Le Soleil.

Des propos haineux dans les médias, de l’espionnage, une intolérance face aux rassemblements de prière, une interdiction de fréquenter l’université. Tel est le quotidien actuel de 350 000 adeptes de la foi bahà’i en Iran.

« En 1955, il y a eu une grande persécution contre les bahà’i. Certains ont été torturés, d’autres tués. On a peur que ça se reproduise encore », lance Nadia (nom fictif), une bahà’i d’origine iranienne, qui vit aujourd’hui à Québec.

Dans la cinquantaine, Nadia ne veut pas dévoiler son identité, car elle a peur de représailles de la part du gouvernement, contre elle ou contre sa famille, qui habite toujours le pays.

Sauf que la situation est à ce point critique qu’elle a accepté de parler. Elle et la communauté bahà’i de Québec, qui regroupe environ 135 personnes, veulent sensibiliser les gens aux violations des droits de l’homme qui y sont commises.

Lisez l'article d'origine.

02 avril, 2006

ONU : Le Haut Responsable sur la liberté religieuse s'inquiète pour le sort des bahá'ís d'Iran

ONU, New York - Malheureusement, ce n'est pas un poisson d'avril. D'après un haut responsable de l'ONU, la situation des baha'is en Iran ne cesse de rempirer. Quelques mois après la mort inexpliquée d'un bahá'í détenu pour "apostasie" en Iran, nous apprenons que la persécution de la communauté baha'ie en Iran se fait de manière de plus en plus systématique - et que sa fréquence et sa force augmente. Un extrait du communiqué, trouvé sur le site des baha'is de France:
Les déclarations d'un haut responsable de l'ONU sur des manœuvres engagées par le gouvernement iranien contre les bahá'ís d'Iran n'ont pas manqué d'inquiéter aujourd’hui les représentants de la Communauté internationale bahá'íe.

Mme Asma Jahangir, Rapporteur spécial de l'ONU sur la liberté de religion et de conviction, a déclaré dans un communiqué de presse diffusé ce jour qu'elle était gravement préoccupée par "une lettre confidentielle envoyée le 29 octobre 2005 par le chef d'Etat major des forces armées iraniennes à un certain nombre d'organes de l'Etat."

"La lettre," déclare-t-elle, "s'adresse au ministère de l'Information, aux gardes révolutionnaires et aux forces de l'ordre, et affirme que le Guide suprême, l'ayatollah Khamenei, a donné l'ordre d'identifier les personnes qui adhèrent à la Foi bahá'íe et de rapporter leurs faits et gestes. Elle leur enjoint de recueillir, dans le plus grand secret, tout type d'informations concernant les membres de la Foi bahá'íe."

[...]

Cette manœuvre intervient au moment où les bahá'ís font l'objet d'attaques incessantes dans les médias. Dans le passé, ce genre de disposition a toujours précédé des vagues de répression contre les bahá'ís d'Iran. "Kayhan," le quotidien officiel de Téhéran, a publié ces dernières semaines plus de 30 articles provocateurs, dénigrant les baha'is et leur religion.

Des stations de radio et de télévision se sont associées à la campagne en diffusant des programmes calomniant les bahá'ís et leurs convictions. En outre, l'influence grandissante dans les cercles gouvernementaux iraniens de l'organisation anti-bahá'íe, Hojjatieh, dont l'objectif principal est la destruction de la Foi bahá'íe, ne peut qu'accroître notre inquiétude vis-à-vis de cette communauté assiégée.
Lisez le communiqué au complet.

Consultez également ce communiqué dans sa langue originale (anglais) sur le site du Baha'i World News Service.

On peut aussi apprendre davantage au sujet du sort des baha'is de l'Iran (anglais) sur le site officiel de la Foi baha'ie.

16 janvier, 2006

Mort inexpliquée d'un bahá'í détenu pour "apostasie" en Iran

PARIS, France - On trouve présentement sur le site web des bahá’ís de France un article sur la mort de M. Dhabihu'llah Mahrami, dont voici un extrait:

Un bahá’í est mort le 15 décembre dans sa cellule pour des raisons inconnues. Il purgeait une peine de prison à vie pour crime d’apostasie.

Zabihollah Mahrami, 59 ans, avait été d’abord condamné à mort par le tribunal révolutionnaire iranien en janvier 1996. Face aux pressions de la communauté internationale, notamment celles de l’Union européenne, sa peine avait été commuée en 1999.

[...] Cette mort inexpliquée intervient au moment où une nouvelle vague de persécutions a commencé à frapper à nouveau les baha’is d’Iran. Au moins 59 bahá’ís, soit bien plus que les années précédentes, ont déjà été arrêtés, détenus ou emprisonnés à ce jour, cette année. Plus de 200 Iraniens bahá’ís ont été tués et des centaines d’autres emprisonnés depuis l’avènement de la République islamique au seul motif de leur appartenance religieuse.

Lisez l'article au complet.

On peut également constater que le groupe Amnesty International a mis en ligne une traduction française de leur communiqué réclamant une enquête sur la mort de M. Mahrami.

29 décembre, 2005

Dhabihu'llah Mahrami, baha'i iranien, mort en prison

Dhabihu'llah MahramiYAZD, Iran - Le Baha'i World News Service (site anglophone) nous informe qu'un baha'i iranien, Dhabihu'llah Mahrami, est mort en prison dans la ville de Yazd le 15 décembre dernier. M. Mahrami était détenu depuis son arrestation en 1995, accusé d'apostasie de l'Islam et condamné à mort en 1996. En 1999, après un appel à la cour suprême iranienne, la peine de mort a été remplacée par une peine à vie. Bien que la cause de sa mort soit inconnue, au dire de Mme. Bani Dugal, représentante de la Communauté internationale baha'ie (CIB) aux Nations Unies, M. Mahrami n'aurait jamais eu de soucis de santé. Le groupe de défense des droits humains Amnesty International a tout récemment publié un communiqué réclamant une enquête sur sa mort.

Revisitez prochainement le blogue Jeunesse Baha'ie pour plus d'information à ce sujet.

Apprenez davantage sur le cas de Dhabihu'llah Mahrami et la situation des baha'is de l'Iran:

17 décembre, 2005

Laissez étudier les baha'is!

FRANCE - Quinze érudits français - y compris trois récipiendaires du prix Nobel - ont donné leur nom à un article paru dans le journal Le Monde au sujet de la situation des baha'is en Iran. Plus précisément, c'est le refus de l'accès aux études universitaires par les autorités iraniennes qui retient l'attention:
Pour avoir le droit de s'inscrire à l'université, il faut s'y présenter comme musulman, juif, zoroastrien, ou chrétien, seules religions reconnues. Les autres citoyens n'existent pas. Les baha'is refusent, par principe, de feindre la conversion. Ils n'ont donc pas droit aux études. Depuis vingt-cinq ans, une génération, et la rentrée 2005 n'a pas failli à la règle.
Lisez cet article au complet.

03 septembre, 2005

Le Canada s'inquiète pour les droits de l'homme en Iran

OTTAWA, Canada - Dans un récent communiqué, le gouvernement du Canada souligne sa préoccupation avec le manque de respect envers des droits de l'homme en Iran, et appelle au gouvernement iranien nouvellement élu de rompre avec le passé.

Dans le communiqué, le ministre des Affaires étrangères, M. Pierre Pettigrew, exprima son inquiétude concernant "la dégradation des droits de la personne en Iran [...]" En enumérant des sujets de préoccupation, le ministre Pettigrew nota: "Nous attirons en outre l'attention sur la persécution des minorités en Iran, notamment les Baha'is."

Le rapport du ministre Pettigrew indique la possibilité d'une résolution de l'ONU condamnant l'abus des droits de l'homme en Iran plus tard cet automne. C'est depuis les années 1980, lors de la révolution islamiste en Iran, que le Canada soutient les résolutions de ce type. La révolution a vu une hausse importante des persécutions en masse de la communauté baha'ie iranienne. Pour des raisons politiques, entre autres, les dernières années sont passées sans voir l'adoption de telles résolutions.

Depuis les années 1980, des centaines de baha'is ont été tués, emprisonnés, et privés de leurs droits humains - tels que le droit à la liberté de religion, et le droit à l'éducation supérieure - en raison du fait qu'ils étaient baha'is.

Lisez le communiqué.

Lisez la Déclaration universelle des droits de l'homme (dont l'Iran est signataire).